Villa Karon ympäristöprojekti Enviroa luonnontieteiden maisteriopintojensa ohella koordinoinut Blanchard Djossou on omien sanojensa mukaan omistautunut ”kestävälle maataloudelle luonnon suojelemiseksi Jah’in hengessä”. ”Kuin matkustaja, jonka täytyy matkalle lähtiessään valita päämääränsä” hän kertoo tienneensä pienestä saakka tahtovansa vaikuttaa elämän tasapainoon maan päällä.
Kiinnostus lähti liikkeelle terveysongelmista, joita esiintyi lähipiirissä. Yleensä perheitä runtelivat epidemiat ja hygienian puute. Opettaja-isän mukana perhe muutti ympäri Beniniä ja Blanchard pääsi sisaruksineen tutustumaan kotimaansa kaikkiin osiin. Seurauksena tästä karttuivat maantuntemus ja kielitaito. Grand-Popossa puhumansa minankielen lisäksi Blanchard puhuu muun muassa xwlaa, xwélaa, saxwèa, fonia, gounia, aîzoa, adjaa.
ENVIRO-projektin ja opiskelujensa ohessa toimelias mies pyörittää järjestöä nimeltä « Valorisation Agricole – VA ». Viimeisen kolmen vuoden ajan Blanchard on toiminut jätehuoltojärjestelmien parissa Beninissä, muun muassa Cotonoussa ja Torissa. Maisteriopintojensa puitteissa hän on työskennellyt myös puutarhaosuuskuntien ja kompostointiin liittyen Houéyihossa.
Ennen Enviroa Blanchard on ollut monenlaisessa ympäristötoiminnassa mukana. « PETITS PRINCES »- järjestössä, hän on työskennellyt alueellisten kehityshankkeiden parissa (mm. ravitsemus, maatila- ja kulttuurihankkeissa). Possotomén Tarinankertojien kerhossa (Le Club des conteurs de Possotomé) Blanchard on ollut kirjoittamassa nuortenkirjaa nimeltä « ZINSOU JA SAGBO ». ECO-BENIN- järjestön ympäristökerhossa, Blanchard on toiminut Possomén kaupungin siistinä pitämiseksi ja nykyisessä VALORISATION AGRICOLE-yhdistyksessään hän tekee ympäristötyötä Possotomén ja Akodehan koulujen kanssa.
Rakkaudesta luontoon kertoo myös Blanchardin Aux Bonheurs de Dan-yhdistyksen tiluksille perustama permakulttuuriin pohjaava luomuviljelmä Gboviéssa.
Blanchardille, olemassaolon tasapainossa on mitä suuremmissa määrin kysymys luonnon ja ihmisen välisestä suhteesta.
Lue lisää Blanchardin ENVIRO-projektia varten perustaman kasvimaan ja kompostin kehitysvaiheista täältä.
Né le 11 juin 1987 d’un père instituteur et d’une mère commerçante, Oboubé Blanchard DJOSSOU est un béninois. Ingénieur agro-nutritionniste et titulaire d’un maîtrise en sciences de la vie et de la terre(ès-sciences naturelles), il est actuellement le directeur exécutif de l’organisme « Valorisation Agricole – VA » et a coordonné le Projet Enviro de la villa karo en 2013-14 au Bénin.
À l’image d’un voyageur, il faut choisir dès le départ sa destination. Ainsi dès son bas âge, il a toujours eu l’envie d’embrasser la carrière de métiers qui participent à l’équilibre de la vie sur terre. Cette envie a pris source dans les problèmes de santé dont il a toujours été témoin dans sa communauté. Il s’agit dans la plus part des cas d’épidémies, de manque d’hygiène qui déciment des familles.
En outre, il a été membres de plusieurs organisations au nombre desquelles, on peut citer :
L’association « PETITS PRINCES » qui vient appuyer le Groupement d’Actions pour le Développement (G.A.D.) qui est une structure associative intervenant dans le développement de cette région à travers son Centre de nutrition, sa Ferme et son volet culturel de comédie musicale ”Terre des rois, terre d’ébène : le Bénin”.
Le Club des conteurs de Possotomé, à travers lequel il a écrit le livre pour la jeunesse titré « ZINSOU ET SAGBO »
Le Club d’environnement de l’ong ECO-BENIN, pour la propreté de la ville de possotomé. Et l’animation des séances de sensibilisation des élèves du CEG de Possotomé et d’Akodeha sur la protection de l’environnement en milieu scolaire à travers les activités de l’Association VALORISATION AGRICOLE
Il a travaillé avec la sphère Jah qui s’investit dans une agriculture durable pour la sauvegarde de l’environnement. Son grand intervention ces trois dernières années pour l’environnement a été celle auprès des structures de gestion des déchets au Bénin telles que : DCAM-Bethesda à Cotonou, ENSAT à Tori, et les coopératives des maraîchers et producteurs de compost de Houéyiho dans le cadre du cours de Master sur ‘’Étude d’impact Environnemental’’.
Son amour pour la nature explique ces actions pour une agriculture biologique à travers la permaculture sur le site de l’association aux bonheurs de Dan à Gbovié.
Oboubé Blanchard DJOSSOU a grandit dans une famille nombreuse de sept enfants. Ayant un père enseignant il a eu la chance de vivre dans tous les départements de son pays le Bénin. Il peut parler donc la majorité des langues locales du pays à savoir MINA, XWLA, XWéLA, SAXWè, FON, GOUN, AîZO, ADJA…
Pour lui, le rapport NATURE/HOMME participe en majeur partie à la l’équilibre de notre existence.
Lisez plusici sur l’evolution du jardin et du compost du projet ENVIRO installés par Blanchard.
Fishing in the sunrise at Ahémé lake / Peche sur le lac Ahémé au lever du soleil
Quelques interdits endogènes pour la gestion durable des ressources naturelles !
Certains adeptes de vaudou ne mangent pas des races de poissons et de crustacés comme le silure noir (Clarias sp)
L’interdiction de l’utilisation des filets à mailles fines ”mandovi” et ”Gbagba-Loulou”, l’enlèvement des barrages à nasses « xa » et des akadja du chenal Ahô, une auto surveillance de l’utilisation d’instruments prohibés
A Akodéha, un village lacustre du lac Ahémé, il n’y a pas d’activités de pêches les dimanches : C’est une loi autour du vaudou Avlékété, une frayère qui constitue un lieu de reproduction des poissons et autres produits halieutiques.
A Grand-popo, les pêcheurs ne vont pas en mer, ni sur le fleuve Mono à chaque veille du marché de Comé mais ici ces interdits sont contrôlés par le vodou MAMI WATA.
En conclusion nous constatons que les arbres qui ne doivent pas être utilisé par certains adeptes du vaudou au bénin, sont des arbres dont la régénérescence prend plusieurs années ou des arbres rares. C’est dans la logique de la protection de la biodiversité que certains interdits de la culture vodou ont été établis depuis des décennies. Par ailleurs, la suspension périodique des activités de pêche et de champ surtout à la veille de certain jour de marché suivant les localités est un moyen ancestral qui permet une gestion durable des ressources naturelles.
La perception traditionnelle des ressources lacustres et de leur gestion est fondée sur les coutumes des populations. Le non-respect des interdits et tabous serait la principale cause de la baisse de la productivité et des décès par noyade. Les fondements sociologiques et la vision endogène des ressources lacustres méritent d’être complétés par une gestion technique des aménagements piscicoles. Les modèles socioculturels de gestion développés par les Pédah, les Xwla et les Sahouè autour du lac Ahémé et du fleuve Mono s’inspirent des forces occultes des divinités Avlékété, Adikpo, Kpinsou, Dagbohonsou, Tohagogossou Kouffo-aho, Yètè, Gboclo, des croyances, rites et interdits.
Les gardiennes des zones humides
Les divinités des eaux sont les gardiennes des zones humides et de leurs riches diversités biologiques. Dan, Héviosso, Mami, Avlékété et Tohosou sont vénérés avec le respect des interdits liés à eux pour la préservation des ressources naturelles.
Tohè
Sans doute parce que l’eau potable est source de vie, et que cette eau potable vient des eaux de surface. Le crapaud, respectueusement appelé tohè (oiseau d’eau) sert d’emblème à leurs fidèles. Animal sacré, il symbolise la fécondité, l’abondance et la présence permanente de l’eau. Il ne doit faire l’objet d’aucune maltraitance, surtout pas en présence des adeptes des tovudu auprès de qui, le cas échéant, le contrevenant doit alors s’acquitter d’un forte amende. Pour les écologistes des temps modernes, le crapaud est le bio-indicateur par excellence d’un environnement propre, diversifié et biologiquement équilibré. Il montre une grande capacité d’adaptation à son milieu. Les tovudusi, adeptes de ce culte, font dès lors figure d’éco-citoyens avant l’heure, affichant pour principe, entre autres, le strict respect de toute vie, animale, végétale ou humaine.
Hêbiosso
Laissez-moi vous présenter Hêbiosso, dieu du tonnerre, de la foudre et de la pluie, l’une des plus importantes divinités du panthéon vaudou de Grand-popo. Ce dieu du tonnerre et de la foudre est aussi celui qui tient le robinet de la pluviométrie et qui donc régule les rythmes agricoles. On doit lui faire des offrandes et des sacrifices lorsqu’un individu va pêcher dans une zone interdite de pêche par la divinité Avlékété représenté par les Avlékété-tins dans le fleuve Mono à hauteur de la localité de Avlo.
Le Fétiche Avlékété (Appelé « Avlékété-Tins » enclos entourant le vodou Avlékété)
Comme le lac Ahémé, le fleuve Mono est une plan d’eau au bénin qui joue un rôle primordial dans le développement socio-économique du Bénin puisqu’il regorge une diversité d’espèces halieutiques (poissons, crabes, crevettes, etc.) exploitées par les populations du sud Bénin. Ce fleuve Mono traverse Grand-popo qui est aussi une ville côtière dominée par la pratique intense de la pêche à la fois fluviale et maritime.
La dégradation poussée de l’écosystème du fleuve Mono entraîne inexorablement la diminution de la production halieutique. Ainsi, des stratégies d’adaptation et de gestion du lac s’avèrent nécessaires pour un accroissement de la production halieutique. Les populations riveraines, à défaut de draguer le lac, adoptent la technique de trous à poissons. Par ailleurs, la sacralisation de certains endroits du lac avec le fétiche Avlékété (appelé « Avlékété-tins » : enclos entourant le Vodou Avlékété) constitue une autre forme de gestion du fleuve. Cette pratique consiste à conserver la ressource halieutique pour une pêche durable. Ainsi personne n’a le droit d’aller pêcher à cet endroit qui en réalité présente des meilleures conditions écologiques où les poissons viennent se frayer pour la pérennisation des espèces.
Chaque année, des rites de sacrifices, de danses et de prières sont faits en l’honneur du fétiche Avlékété avec une interdiction d’une semaine de pêche dans tous les villages lacustres du lac Ahémé, suivis de la cérémonie d’Awilé dans les villages lacustres. Ce rite traditionnel permet la reconstitution écologique, un fait endogène à encourager dans le processus de conservation de la biodiversité halieutique pour une gestion durable des plans d’eau, sources de revenus des populations riveraines.
Cette méthode de conservation écologique endogène constitue aujourd’hui l’une des stratégies ancestrales efficaces, de développement de la pêche sur des plan d’eau au bénin; auquel s’ajoute la restauration des forêts de mangrove aux abords des lacs et fleuves pour une forte productivité.
L’hippopotame (Hyppotamus Amphibus) : Origine d’une pratique durable de pêche dans certaines zones humides au Bénin
Les mythes de la région vaudou donnent à l’hippopotame une image d’un géant destructeur mais aussi d’un grand sauveur et protecteur. La plupart de la population lacustre considère l’hippopotame comme un animal à protéger parce qu’il est soit un fétiche.
Communément appelé «Sinmègni» ou «Dègbo» ou encore «boeuf d’eau» dans le sud-bénin, l’hippopotame a une place importante dans les croyances des populations locales. Dans tous les villages riverains du fleuve Mono et du lac Ahémé, on parle de l’hippopotame avec amour et respect. L’hippopotame solitaire qui vit dans ces plan d’eau est considéré comme un fétiche et très vénéré par les populations.
Cet animal serait, selon elles, la seule chance qui leur permet encore de trouver quelques poissons. A Tohonou il existe un fétiche du nom de «Djègnon» dont l’animal serait l’esprit. Pour cela, cet hippopotame est très vénéré par la population. Selon le chef du village de Tohonou, la sacralisation de l’animal réside dans le fait qu’il réduit considérablement la prairie à Paspalum vaginatum du lac Toho. Dans ce village, l’envahissement de ce lac, il y a environ 25 ans, par cette graminée avait sérieusement limité les activités de pêche. Son broutage intensif par l’hippopotame immigré dans la localité a permis de récupérer une surface d’eau considérable et propice à la pêche. C’est pour cela que des cérémonies sont organisées chaque année à ce fétiche qui symbolise l’hippopotame pour les populations.
En reconnaissance à l’animal, les activités de pêche sont interdites sur le lac Toho et plus tard le lac Ahémé pendant la journée du dimanche. Le but de cette attitude étant d’assurer la quiétude de l’animal afin qu’il ne migre pas vers d’autres régions et de réguler l’exploitation des ressources halieutiques du lac. Ces interdits sont adoptés par la suite dans d’autres zones humides pour la gestion durable des plans d’eau. Nous pouvons tous les villages se trouvant le long du lac Ahémé et du fleuve Mono. C’est le Vodou Zangbéto qui veille au respect de ces interdits dans ces villages.
Notons que c’est pourquoi les activités de cet hippopotame sont plus intenses le dimanche sur les berges du lac Toho où le tourisme de vision de l’animal n’a lieu d’ailleurs que ce jour.
Le Vaudou et les tortues marines à Grand-popo
Turtle babies in Grand–Popo / Des tortues bébés au Grand-Popo
Malgré que la viande de la tortue marine soit consommée et utilisée dans la médecine traditionnelle à Grand-popo, il existe des interdits et des considérations socioculturelles endogènes qui permettent la protection de l’animal dans la zone côtière et fluviale de Grand-popo.
39,55 % de la population ‘’popo’’ vénèrent les tortues marines. Les pêcheurs Adan (Ghanéens) auraient été sauvés par une tortue luth Dermochelyscoriacea suite à un naufrage de leur barque. Ladite tortue aurait transporté les ancêtres sur sa dossière jusqu’à la plage. Chez ces ethnies les tortues marines sont marquées par un tabou et ne sont ni tuées, ni consommées. Ces populations offrent un culte aux tortues et procèdent à des rituels et des sacrifices lorsqu’une tortue s’empêtre accidentellement dans leurs filets et meurt. Pour les Adan et même certains togolais, la consommation de la viande de tortues marines apporte un malheur et ces peuples n’acceptent pas des compagnons qui mangent cette viande à bord de leur barque pour la pêche, histoire d’être victime d’un accident en mer ou d’une mauvaise pêche.
D’autres pêcheurs originaires du Togo ont porté à notre connaissance une légende similaire selon laquelle les tortues marines constituent un dieu qui aurait orienté leurs ancêtres pêcheurs perdus en haute mer en période de brouillard et les ont guidés jusqu’à la côte. Ces actions généreuses des tortues marines ont amené ces diverses communautés à développer des totems pour ces espèces.
Sur le plan spirituel, les tortues marines représentent le fétiche (Gueinyêhoué ou fétiche des Guein) des adeptes (« Mamissi ») de « Mamiwata », la déesse de la mer. Selon les croyances de ces derniers, les tortues marines constituent un moyen de déplacement en mer. C’est dans ce même sens qu’un adepte du tonnerre dans le village de Gbècon, utilise les crânes des tortues marines pour constituer ses idoles qu’il attache à la hanche afin de jouir de la protection de ces animaux.
Tableau1 : Noms vernaculaires des tortues marines dans les deux principaux dialectes de Grand-popo.
Espèces de tortures marines
Nom vernaculaire chez les ethnies
Mina
Xlwa
Lepidochelys olivacea
“Eklo” (Tortue à carapace)
“Eklo” (Tortue à carapace)
Dermochelys coriacea
Agbossêguê” (la plus géante)
Ehou”
Texte par Blanchard Oboubé DJOSSOU. Personnes ressources :MONTCHO A. Damien, Pêcheur, Grand-Popo ; LIHOUNKOUNTO Ganhouégnon Chef traditionnel, Kpomassè ; ADIGBLI Jérôme, Comité de pêche, Bopa ; Bernard Capo- Chichi de l’UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI (Les gardiennes des zones humides) Photos: Maikki Salmivaara
Fishing in the sunrise at Ahémé lake / Peche sur le lac Ahémé au lever du soleil
Vuosikymmenten saatossa luonnon monimuotoisuuden suojelemisen logiikka on muotoutunut voduniin liittyviksi säännöiksi ja kielloiksi. Ahémé-järvellä suhtautuminen luonnonvaroihin ja niistä huolehtiminen, pohjaavat pitkälti väestön tottumuksiin. Pédahojen, xwlojen ja sahouèn sosiokulttuuriset luonnonvarojenhallinnan mallit hakevat inspiraationsa tiettyjen vodun-jumalten (Avlékété, Adikpo, Kpinsou, Dagbohonsou, Tohagogossou Kouffo-aho, Yètè, Gboclo) yliluonnollisiin voimiin liittyvistä uskomuksista, riiteistä ja kielloista. Luonnonvarojen hyödyntämistä sääteleviä perinteisiä kieltoja noudatetaan, kun esimerkiksi järven tuotannossa tapahtuva lasku ja hukkumiskuolemat voidaan tulkita johtuvaksi kieltojen ja tabujen rikkomisesta. Jotta kalastuksen kestävyys voidaan turvata, on sosiologisia fundamentteja ja suhtautumista järviluontoon täydennettävä teknisellä suunnittelulla.
Tässä muutamia vodun-uskontoon liittyviä luonnonvarojen hallinnan mekanismeja:
Eräät vodun uskonnon harjoittajat eivät saa syödä tiettyjä kala- ja äyriäislajeja, kuten mustaa monnia (Clarias sp)
Ahémé-järven rantakylässä Akodéhassa noudatetaan Avlékété-vodunin lakia, eikä kalasteta sunnuntaisin, kalojen ja äyriäisten lisääntymisen kannalta tärkeä kutupaikka on rauhoitettu
Grand-Popon kalastajia säätelee Mami-Wata-vodun. He eivät saa lähteä kalaan merelle tai joelle Comén kaupungin markkinoita edeltävänä päivänä.
Beninissä on puulajeja, joiden käyttö on tietyn vodunin seuraajilta kielletty. Nämä puut ovat tyypillisesti hidaskasvuisia tai harvinaisia puita.
Ikivanha tapa huolehtia luonnonvarojoen kestävästä käytöstä on kieltää kalastus ja peltotyö toripäiviä edeltävänä päivänä.
Vetten jumalat
Veden jumalat ovat kosteiden alueiden ja niiden biodiversiteetin puutarhureita. Dania, Héviossoa, Mamia, Avlékétéa ja Tohosouta (ks kuva) kunnioitetaan noudattamalla kuhunkin liittyviä kieltoja luonnonvarojen säilyttämiseksi – epäilemättä koska juomavesi on pintavedestä saatava elämänlähde.
Tovudu-jumalan symboli on rupikonna, jota kutsutaan tohèksi, veden linnuksi. Se symboloi hedelmällisyyttä, runsautta, ja veden jatkuvaa läsnäoloa. Rupikonnaan ei saa kohdella kaltoin, etenkään tovudu-jumalan seuraajien läsnäollessa, tai joutuu maksamaan heille raskasta sakkoa. Modernin ajan ekologeille rupikonna on paras mahdollinen puhtaan, monimuotoisen ja biologisesti tasapainossa olevan ympäristön indikaattorilaji, jolla on hyvä sopeutumiskyky. Rupikonnaa kunnioittavat Tovudu-jumalan seuraajat voidaankin nähdä aikaansa edellä olevina ekoihmisinä, jotka arvostavat kaikkien eläinten, kasvien ja ihmisten elämää.
Ukkosen, salamoiden ja sateen jumala Hêbiosso on yksi Grand-Popon tärkeimmistä voduneista. Tämä jumala pitää kiinni taivaan vesihanasta ja säätelee maatalouden rytmiä. Jos menee kalaan Avlékété-jumalan kieltämälle merkitylle alueelle Avlon lähellä Mono-joella, täytyy uhrata ja antaa lahjoja Heviossolle.
AVLÉKÉTÉ-vodun ja järviekosysteemin suojelu Ahémé-järvellä ja Mono-joella
Kuten Ahémé-järvellä, myös Mono-joella on tärkeä merkitys Beninin taloudellissosiaaliselle kehitykselle; Beninin etelä-osien asukkaat hyödyntävät sen runsaita kala- ja äyriäiskantoja. Mono kulkee myös rannikolla sijaitsevan Grand-Popon halki, jossa joen ja meren kalakantoja hyödynnetään intensiivisesti. Joen ekosysteeminin köyhtymisellä on vääjämätön vaikutus kala- ja äyriäiskantoihin. Kala- ja äyriäistuotannon lisäämiseksi järvi tarvitsisi hoito- ja sopeutumissuunnitelman. Nyt lähistön asukkaat ruoppaavat järveä ja kalastavat tulvatasanteille kaivetuilla kuopilla.
Mangrovemetsien ennallistamisen lisäksi, Avlékété-jumalaan liittyvien säännösten noudattaminen tukee alueen vesialueiden suojelua ja parantaa niiden tuottavuutta.
Järven osia on pyhitetty Avlékété-jumalalle. Tämä käytäntö ylläpitää järviluonnon monimuotoisuutta, suojelee kalakantoja ja tukee kalastuksen kestävyyttä. Kukaan ei saa kalastaa pyhillä, vodunille merkityillä alueille, joilla itse asiassa on parhaat luonnonolosuhteet, ja jonne kalat tulevat kutemaan ja jatkamaan lajiaan.
Joka vuosi Avlékété-fetissin kunniaksi järjestetään uhrausriittejä, tanssitaan ja rukoillaan. Kalastus Ahémé-järvellä kielletään viikoksi kokonaan, minkä jälkeen järjestetään vuosittainen Awilé-seremonia. Perinteinen riitti edesauttaa ekologista uusiutumista. Sitä voidaan hyödyntää vesialueiden kestävässä hallinnassa ja kala- ja äyriäiskantojen monimuotoisuuden suojelemisessa turvaten näin niistä saatava tulonlähde paikallisille ihmisille.
Virtahevon sielu Djènon- ja kestävä kalastus Toho-järvellä
Vodun-myyteissä virtahepo on ristiriitainen hahmo: yhtäältä jättiläismäinen tuhoaja, toisaalta suuri pelastaja ja suojelija. Beninin etelä-osisssa virtahepoa kutsutaan Sinmègniksi, Dègboksi, tai merilehmäksi ja sillä on tärkeä asema paikallisväestön uskomuksissa. Kaikissa Mono-joen ja Ahémé-järven rantakylissä virtahevosta puhutaan rakkaudella ja kunnioituksella. Vesistöissä asustavaa virtahepo on arvostettu fetissi.
Tohonoussa virtahepoa arvostetaan korkealle «Djègnon»- fetissin sieluna. Asukkaiden mukaan on yksinomaan virtahepojen ansiota, että kalaa ylipäätään on yhä saatavilla. Kyläpäällikön mukaan eläimen pyhittäminen liittyy siihen, että virtahevot vähentävät merkittävästi Toho-järven Paspalum vaginatum-ruovikon kasvustoa. Noin 25 vuotta sitten järvi melkein kasvoi umpeen, mikä uhkasi kalastamista järvellä. Alueelle saapuneet virtahevot ennallistivat merkittävät kalastusalueet laiduntamalla kasvia. Tapahtuneen johdosta järjestetään vuosittainen seremonia virtahepoa symboloivalle fetissille.
Kalastaminen on kielletty Toho-järvellä sunnuntaisin. Tarkoituksena on pitää virtahepo tyynenä ja välttää sen siirtyminen alueelta muualle, sekä säännöstellä järven kala- ja äyriäiskantoja. Myös muiden kosteikkoalueilla vesistöjen kestävässä hallinnassa on hyödynnetty näitä kieltoja. Ahémé-järven ja Mono-joen varren kylissä kieltojen noudattamista valvoo Zangbéto-vodun. Toho-järvellä järjestetään virtahevonbongausta turisteille sunnuntaisin, koska suojelupäivisin virtahevot ovat aktiivisimmillaan järven penkereillä.
Turtle babies in Grand–Popo / Des tortues bébés au Grand-Popo
Merikilpikonnat ja kalastajat
Grand-Popossa syödään merikilpikonnan lihaa ja hyödynnetään sitä perinteisessä lääketieteessä, mutta tietyt kiellot ja sosiokulttuuriset seikat edesauttavat eläimen suojelemista Grand-Popon rannikko- ja jokialueella. 39,55 % “popolaisista” kunnioittaa merikilpikonnia. Hyväsydämisten tekojensa ansiosta konnista on tullut useiden kansojen toteemieläimiä.
Ghanalaisten Adan-kalastajien keskuudessa merikilpikonnat ovat tabu, eikä niitä tapeta tai syödä. Tarun mukaan merinahkakilpikonna (Dermochelyscoriacea) pelasti Adanien haaksirikkoutuneet esi-isät kuljettamalla heidät uponneelta laivalta rannalle kilpensä päällä. Kilpikonnat on kohotettu kultin asemaan ja jos niitä jää vahingossa verkkoon kiinni ja kuolee, suoritetaan korvaavia rituaaleja ja tehdään uhrauksia. Eräiden Togosta kotoisin olevien kalastajien huulilla kulkee samankaltainen legenda, jonka mukaan merikilpikonnat ovat jumalolentoja, jotka ohjasivat esi-isät sumussa ulapalta rannikolle. Adaneille ja joillekin togolaisille kansoille merikilpikonnien syöminen tuottaa huonoa onnea, eikä kalastusveneisiin oteta kilpikonnalihaa syöviä ihmisiä, koska tästä voi seurata merionnettomuus tai huono kalansaalis.
Mami-Wata-vodunjumalan seuraajille Mamisseille merikilpikonnat edustavat meren jumalattaren Gueinyêhouén fetissiä (Guein fetissiä). Mamissit uskovat merikilpikonnien olevan liikenneväline merellä.
Gbèconissa ukkosenjumalan seuraajat kiinnittävät lanteilleen merikilpikonnan kalloja päästäkseen osalliseksi näiden suojeluksesta.
Merikilpikonnien kansakieliset nimet Grand-popon kahdella pääkielellä.
Merikilpikonnalaji
Kansankielinen nimi
Minaksi
Xlwaksi
Lepidochelys olivacea
“Eklo” (kilpi-konna)
“Eklo” (kilpi-konna)
Dermochelys coriacea
Agbossêguê” (Jättiläsmäisin)
Ehou”
Teksti: Blanchard Djoussou.
Tiedonlähteinä: grand-popolainen kalastaja MONTCHO A. Damien, Kpomassèn kyläpäällikkö LIHOUNKOUNTO Ganhouégnon, Jérôme ADIGBLI Bopan kalastustoimikunnasta, Bernard Capo- Chichi ABOMEY-CALAVIn yliopistosta (Vetten jumalat)